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21 Novembre 2007
Comment les « fils de… », les petits copains, les députés battus, les anciens ministres, et parfois aussi les gens capables, trouvent chaussure à leur pied.
Voici la liste exhaustive des collaborateurs de cabinet qui ont été recasés du 20 mai au 30 septembre, soit 160 nominations.
Cette liste fait suite aux « Parachutes dorés des fonctionnaires » que nous avions publié dans Le Cri du 7 juin. Comme nous le soulignions déjà, nous n’entendons pas, en publiant ces noms, critiquer des personnes (enfin, pas toujours…) dont certaines sont très compétentes, mais avant tout dénoncer un système.
● Un système où les cabinets ministériels grossissent à vue d’oeil : 314 conseillers dans le gouvernement Fabius (1984- 1986), 392 dans celui de Juppé (1995-1997), 537 chez François Fillon.
Le premier ministre avait pourtant demandé que les cabinets ne comptent pas plus de 20 membres. D’après Politique Magazine n° 56 (Jean de La Faverie, « Dans les coulisses des ministères »), le sien en compte 56.
Pour l’Élysée, l’hebdomadaire Marianne parle de 65 personnes. Notre pays dispose déjà d’une administration pléthorique. À quoi sert-elle ?
● Un système où l’on voit fleurir les titres les plus farfelus : des préfets chargés d’une « mission de service public » (les autres ne le sont donc pas ?), un « chargé d’une mission d’étude et de propositions sur l’éducation artistique et culturelle par Xavier Darcos et Christine Albanel » (on attend ses propositions avec impatience), un « président d’une mission chargée d’organiser la concertation sur l’hôpital public »….
Sans oublier ceux qu’on recase dans les « machins » : Conseil d’orientation de l’emploi (qui sert au moins à employer ceux qui y travaillent), Agence française pour les investissements internationaux, Conseil économique et social…
● Un système qui favorise le népotisme : Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a embauché son fils dans son cabinet ; François Guéant, fils du secrétaire général de l’Élysée, a casé le sien chez Rachida Dati ; Olivier Marleix, fils d’Alain, secrétaire d’État aux Anciens combattants, travaille chez Nicolas Sarkozy…
● Un système où les cumulards prospèrent : le plus bel exemple est celui de Patrick Devedjian.
Député UMP des Hauts-de- Seine, président du conseil général des Hauts-de-Seine, secrétaire général de l’UMP, il vient d’être nommé président de l’Établissement public d’aménagement de la Défense (ÉPAD).
● Un système qui soigne les anciens députés aux petits oignons : Pierre-Louis Fagniez, ancien député du Val-de-Marne, a trouvé refuge chez Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur ; Dominique Juillot, de Saône-et-Loire, a été nommé président de l’ANPE.
En attendant de donner du travail aux chômeurs, il en a trouvé un pour lui. Un système qui nous coûte cher, en bref, et qui n’a pas fait, tant s’en faut, la preuve de son efficacité.
[TELECHARGER LE FICHIER DE 6 PAGES DES NOMS ET FONCTIONS DES RECASES - format PDF]
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Source : Le Cri du Contribuable