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  le blog soueich

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Les recasages des politiques

Dossier
Cri no 37 - Amédée Dubuis

Comment les « fils de… », les petits copains, les députés battus, les anciens ministres, et parfois aussi les gens capables, trouvent chaussure à leur pied.

Voici la liste exhaustive des collaborateurs de cabinet qui ont été recasés du 20 mai au 30 septembre, soit 160 nominations.

Cette liste fait suite aux « Parachutes dorés des fonctionnaires » que nous avions publié dans Le Cri du 7 juin. Comme nous le soulignions déjà, nous n’entendons pas, en publiant ces noms, critiquer des personnes (enfin, pas toujours…) dont certaines sont très compétentes, mais avant tout dénoncer un système.


Un système où les cabinets ministériels grossissent à vue d’oeil : 314 conseillers dans le gouvernement Fabius (1984- 1986), 392 dans celui de Juppé (1995-1997), 537 chez François Fillon.
Le premier ministre avait pourtant demandé que les cabinets ne comptent pas plus de 20 membres. D’après Politique Magazine n° 56 (Jean de La Faverie, « Dans les coulisses des ministères »), le sien en compte 56.
Pour l’Élysée, l’hebdomadaire Marianne parle de 65 personnes. Notre pays dispose déjà d’une administration pléthorique. À quoi sert-elle ?

Un système où l’on voit fleurir les titres les plus farfelus : des préfets chargés d’une « mission de service public » (les autres ne le sont donc pas ?), un « chargé d’une mission d’étude et de propositions sur l’éducation artistique et culturelle par Xavier Darcos et Christine Albanel » (on attend ses propositions avec impatience), un « président d’une mission chargée d’organiser la concertation sur l’hôpital public »….

Sans oublier ceux qu’on recase dans les « machins » : Conseil d’orientation de l’emploi (qui sert au moins à employer ceux qui y travaillent), Agence française pour les investissements internationaux, Conseil économique et social…

Un système qui favorise le népotisme : Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a embauché son fils dans son cabinet ; François Guéant, fils du secrétaire général de l’Élysée, a casé le sien chez Rachida Dati ; Olivier Marleix, fils d’Alain, secrétaire d’État aux Anciens combattants, travaille chez Nicolas Sarkozy…

Un système où les cumulards prospèrent : le plus bel exemple est celui de Patrick Devedjian.
Député UMP des Hauts-de- Seine, président du conseil général des Hauts-de-Seine, secrétaire général de l’UMP, il vient d’être nommé président de l’Établissement public d’aménagement de la Défense (ÉPAD).

Un système qui soigne les anciens députés aux petits oignons : Pierre-Louis Fagniez, ancien député du Val-de-Marne, a trouvé refuge chez Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur ; Dominique Juillot, de Saône-et-Loire, a été nommé président de l’ANPE.

En attendant de donner du travail aux chômeurs, il en a trouvé un pour lui. Un système qui nous coûte cher, en bref, et qui n’a pas fait, tant s’en faut, la preuve de son efficacité.

[TELECHARGER LE FICHIER DE 6 PAGES DES NOMS ET FONCTIONS DES RECASES - format PDF]

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Source : Le Cri du Contribuable

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M
Le bon lien vers le fichier:http://www.lecri.fr/uploads/File/CRI%2029_p10-17_dossierparachutesdores.pdf
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B
Merci de me l'avoir signalé. La modification est faite, çà devrait marcher.