Ecrit par L'IRIB
Mardi - 19 Fervrier 2008 - 20:43
IRIB- Suite à la montée du mécontentement général vis-à-vis des politiques du Président français, Nicolas Sarkozy, 17 personnalités de gauche, centristes ou d'inspiration gaulliste, ainsi que l'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, ont signé "l'appel du 14 février pour une vigilance républicaine", rendu public, le vendredi 15 février, par l'hebdomadaire « Marianne ». Outre l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, figurent, notamment, parmi les signataires, le gaulliste Pierre Lefranc, ancien Chef de cabinet du Général de Gaulle, le député communiste, André Gerin, Jean-Pierre Chevènement, plusieurs socialistes de premier plan, comme Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë, le leader du Modem, François Bayrou.
Dans un court texte, dans lequel, le nom de Nicolas Sarkozy n'est pas cité, les signataires déclarent refuser "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective" et rappellent leur attachement à l'indépendance de la presse. Enfin, les signataires, qui souhaitent prendre position "au-delà de leurs divergences", déclarent partager un attachement commun aux grandes options qui ont guidé depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale. La publication de cet appel a entraîné une vive réaction des partisans de l'UMP qui accusent les signataires de complot contre le Président élu. Les partisans de Sarkozy veulent prétendre que la chute de la cote de popularité du Président Sarkozy est l'œuvre de son opposition politique, une opposition qui s'élargit, en fait, de jour en jour, dans tous les partis politiques du pays. Mais les échecs de Sarkozy puisent leurs sources assurément dans le bilan de ses propres activités : là où il mêle sa vie privée fortement médiatisée à ses fonctions présidentielles, et lorsqu'il entreprend des démarches lourdes de conséquences, tant dans sa politique intérieure que dans sa diplomatie internationale. A cela s'ajoute l'échec du programme de réformes économiques et sociales que le Chef de l'Etat avait annoncé pendant sa campagne électorale. En tout état de cause, il semblerait que l'appel pour une vigilance républicaine signé par plusieurs personnalités politiques soit un sérieuse mise en garde à l'adresse d'un Président de la République appelé vigoureusement à respecter ses fonctions et à réviser ses politiques, notamment, son alignement sur la politique de Washington, dans sa politique étrangère.