Mr. MECH Henri Route de Gouillou 31160 Izaut de l'Hôtel
À
Mr. Le Président duSIEAVJQuartier Fontagnière
31 160 Aspet
Monsieur l'Instituteur retraité,
Je fais suite à votre courrier du 20 courant, généreusement envoyé à la population de mon village, 12 jours avant le premier tour des municipales. Deux remarques s'imposent
1) A force d'enseigner à vos élèves le moyen âge -il semblerait que la FEODALITE, vous soit montée à la tête. Les clients du syndicat ne sont pas vos SERFS taillables et corvéables à merci.
2) Votre lettre éminemment POLITIQUE me semble quelque peu déplacée de la part d'un V.I.P du canton, Elle m'honore moi le sans grade, le va nus pieds qui ose commettre le crime de lèse majesté. Elle prouve que la municipalité sortante est à cours d'arguments pour justifier ses choix, et qu'elle veut a tous prix les maintenir, quitte à mettre dans un embarras incommensurable certains administrés d'Izaut .
Pour répondre enfin à votre méli-mélo, j’ai demandé en son temps à tous les administrés de recevoir les contrôleurs, et de les laisser réaliser sans obstructions, la mission qui leur avait été confiée.
Le recensement de l'existant aurait très bien pu être réalisé par un de nos conseillers ou tout simplement par une déclaration sur l'honneur des propriétaires. Mais, Monsieur le Maire d'Izaut , ne pouvait faire autrement que de vous confier cette tâche en remerciement de la prise en charge par le syndicat, de 80 000 frs de dettes de la commune sur le réseau d'alimentation d'eau potable lors du basculement , eau de la Maoure / eau du Job.
Vos affirmations sur l'autorisation de pénétrer sur la propriété privée assortie de l'autorisation de réaliser le diagnostic de l'installation existante et complétée par l'engagement du propriétaire à acquitter la redevance que vous faisiez signer, n'est ni plus ni moins un bon de commande déguisé, mieux une reconnaissance de dette envers le syndicat. De plus cela contredit vos affirmations du 5° paragraphe de votre missive. (Je tiens à votre disposition le document émis par vos soins)
Quant aux dispositions du tarif forfaitaire nous ne l'avons nullement contesté, bien qu'il soit contestable ; nous nous rapprochons de vos écrits puisque vous affirmez que le déroulement du contrôle était consigné sur les statuts : donc ces statuts servaient de devis. Notre contestation fait suite aux manquements de la réalisation du devis, et non au tarif.
Quant aux réhabilitations qui ne sont pas obligatoires, mais qui vont le devenir, cela vous autorise-t-il à prôner le laxisme sur le fait de polluer (éventuellement). De même les subventions que vous agitez comme un miroir aux alouettes, vous savez, tout comme moi, quelles sont sélectives et réservées aux hameaux isolés.
Surtout ne vous lancez pas dans les comparaisons de prix (avant dernier paragraphe) ; vous êtes a l'heure actuelle incapable d'annoncer un prix de collectif, votre seule affirmation est : « c'est cher ».
Le collectif qui nous tient à cœur pour la commune d'Izaut coûte pour 500E/H (équivalent/habitant volontairement surévalué) : 450 000,00€.
La réhabilitation des 74% des 152 habitations du village, soit 113, coûterait, avec une moyenne de 8000€ par habitation 904 000€ Comme l'on peut dire vulgairement « y a pas photo ». La taxe de raccordement se situera aux alentours de 550€.
Quant à l'obligation de se raccorder aux égouts Art. 1331-1 Loi 2001-398 du 9 mai2001, lisez donc l'intégralité de l’article, avant de diffuser des inepties.
D'autre part vous nous dites que le non collectif est à vie, je vous renvoie, là encore aux écrits du diagnostic d’assainissement. J'ai la nette impression que vous êtes en proie à une grande fatigue
En fait, Monsieur le Président, je comprends vos angoisses, si les Izautois nous manifestent leur confiance, vous perdriez l'assainissement, la distribution de l'eau et vous seriez invité à acquitter une taxe pour la traversée du territoire de la commune par votre canalisation d'alimentation en eau de Soueich.
Je vous fais parvenir ce courrier par LR/AR vu votre tendance à égarer le courrier, même remis en main propre.
Veuillez croire, monsieur le Président, en ma considération distinguée.
H. MECH