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8 Juin 2008
En effet, on entend dire beaucoup d'ânerie au sujet de la non-violence. En voici une définition qui me semble bien correspondre à cette démarche révolutionnaire.
La non-violence qu'on appelle parfois résistance passive, est-elle si passive que ça ? Est-elle passive ou bien active ?
La non-violence, c'est-à-dire,...le violence, Non !
C'est un refus actif, non une acceptation passive du mal. La paresse, l'indifférence, la neutralité, n'ont pas de place dans la non-violence.
La non-violence se manifeste dans l'engagement. Le non-violent peut dire avec Jésus : « Je ne suis pas venu porter la paix, mais l'épée ».
La non-violence est-elle lutte ou paix ?
La non-violence est un acte de confiance en l'homme et de foi en Dieu, c'est un témoignage de la vérité jusqu'à la conversion de l'ennemi. Elle tend, non a exterminer l'ennemi, mais à éveiller se conscience. Non à le tourner en fuite, mais à le mettre en face de lui-même. Non à le réduire à merci, mais à le livrer à son propre jugement. Non à le subjuguer, mais à le délivrer de son aveuglement et de la chaine des méfaits qui s'en suivent. Non à l'humilier, mais à lui rappeler que son honneur l'oblige à faire honneur au droit. Non à lui imposer la paix et dicter la loi, mais à l'amener à l'accord.