Toute l'actualité du monde, de la France, du Comminges, de Soueich. Informations alternatives aux médias menteurs.
7 Mars 2006
Je me suis posé la question de savoir si notre société se montrait plus civilisée que celles sur lesquelles nous avons établi notre domination et que pour la plupart nous avons anéanti. (Afrique, Asie, l’Amérique des Indiens). A la lumière de ce que j’ai pu connaître de celles-ci, ma réponse est non, et à certains égards, nous nous montrons même moins civilisés. Je vous présente ici quelques citations et définitions afin que vous soyez en mesure de bâtir votre propre jugement. Dans la préface du livre que J et P Villeminot consacre à Gandhi a bien raison quand il nous dit : « Je doute que l'âge de l'acier soit un progrès par rapport à l'âge du silex taillé. Je n'ai pas de préférence pour l'un ou pour l'autre. C'est à l'évolution de l'âme que doivent se consacrer notre intelligence et toutes nos facultés ». Et Frédérique Lionel lui fait écho dans la quête de l'intemporel en écrivant : « Une civilisation n'est pas, comme on le prétend souvent, l'ensemble des moyens dont dispose une collectivité, mais l'ensemble des relations qui unissent les hommes au cosmos tout entier ». Alexandre Soljenitsyne lui fait écho en écrivant : « Il ne peut y avoir qu’un seul vrai progrès : il est la somme des progrès spirituels accomplis par les individus, le degré de leur perfectionnement moral tout au long de leur vie. » Je terminerai en citant Tagore : « La civilisation doit être jugée et estimée, non par le degré de puissance auquel elle est parvenue, mais par la mesure dans laquelle elle développe et exprime par ses lois et ses institutions l’amour de l’humanité. Le premier et dernier critérium auquel on doive la soumettre est « reconnaît-elle, et dans quelle mesure, que l’homme est plus un esprit qu’une machine ? » Toutes les fois qu’une ancienne civilisation s’est désagrégée et a péri, c’était pour des causes qui ont produit un endurcissement du cœur et conduit à une dépréciation de l’homme ; c’était que l’état ou quelque groupe d’hommes puissants commençait de considérer les gens comme de simples instruments de sa puissance ; c’était qu’en réduisant en esclavage des races plus faibles et en les empêchant par tous les moyens possible de se relever, l’homme sapait les fondements de sa propre grandeur, son propre amour de la liberté et de l’équité. La civilisation ne pourra jamais subsister sur la base d’un cannibalisme, quel qu’il soit. Seuls l’amour et la justice peuvent nourrir ce qui est indispensable pour qu’un homme soit vraiment un homme. »