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2 Décembre 2008
Accusez les autres, c'est s'enfermer en soi. Se condamner à être seul.
L'autre n'est pas d'abord un ennemi, mais un allié possible.
Et même celui qui vous combat peut vous aider, car chacun doit tirer de l'adversaire un enseignement.
Il faut faire confiance à l'homme.
Pour que l'autre vous entende, pour qu'il vienne vers vous, pour que finisse la solitude, il faut être vrai, il fait avancer désarmé avec la force invisible de la fraternité. Alors nait le dialogue. Et le dialogue d'un homme avec les autres, c'est la vie.
Celui qui croit d'abord en l'hostilité des autres, celui là est seul.
Il faut apprendre à partager la souffrance des autres. Alors ils vous donnent leurs joies, et l'on ne connait plus la solitude.
Aider les autres, c'est encore la meilleure façon de s'aider soi même.
Il suffit parfois d'un mot, d'un regard, pour éviter l'irréparable, ou le provoquer. Il faut être attentif aux autres, à leur appel silencieux.
Imaginez toujours qu'un autre peut avoir besoin de vous pour desserrer la solitude qui l'étrangle.
Qui donne reçoit.
La solitude est mère de la violence et du désespoir.
La violence de l'homme seul, c'est d'abord contre lui qu'il la dirige.
On ne cesse pas d'être seul parce qu'on se rassemble. On reste seul quand on ne partage pas un grand projet commun.
L'homme n'est jamais aussi seul qu'au milieu d'une foule.
La solitude est un miroir : on s'y découvre tel que l'on a été, tel que l'on est.
La solitude est une épreuve.
Celui qui sait, souvent est seul. Mais cette solitude est le prix qu'il doit payer pour ce qu'il sait.