30/01/2009
Les appels syndicaux à la grève et à des manifestations dans toute la France pour la défense de l'emploi, du pouvoir d'achat et des services publics et contre la politique de Nicolas Sarkozy, ont été largement suivis. Dès le milieu de la matinée de jeudi, d'importants défilés avaient par ailleurs commencé à Paris et dans plusieurs villes en province. Les médias français ont parlé de "jeudi noir". Selon un sondage réalisé par "Le Parisien" 69% des Français ont dit vouloir soutenir cette journée de protestation. Les perturbations touchaient aussi bien le secteur public que privé, notamment les chemins de fer, les transports urbains et aériens. Le soutien de 3/4 des Français à la grève générale de jeudi montre un certain malaise de la société qui a voulu exprimer son mécontentement à l'égard de la politique économique du gouvernement. Deuxième puissance économique de la zone euro, derrière l'Allemagne, la France est confrontée à des problèmes socio-économiques, alors que le pays attendait, en 2007 la réalisation des slogans de campagne du président Sarkozy dont le maître mot était "travailler plus, gagner plus". Deux années plus tard, la France est en récession et le rapport de la commission européenne sur l'état de l'économie française reste pessimiste pour 2009 et 2010. Ce fameux rapport indique que le déficit budgétaire de la France atteindrait en 2009 5,4% du PIB et le taux chômage lui, pourrait dépasser les 10% en 2010. Dès lors, les milieux économiques se demande si le programme de relance proposé, par le président Sarkozy, pour entre autres injecter 26 milliards d'euros dans l'économie afin de sauver notamment les banques et les établissements financiers, aura-t-il rendement escompté. Les syndicats qui n'étaient déjà pas contents du programme économique de l'Elysée qui souhaitait réduire les dépenses de l'Etat, reprochent aujourd'hui, au plan de M. Sarkozy d'oublier les travailleurs durement touchés par la crise financière. Ils appellent le gouvernement français et le chef de l'Etat de changer de politique. A bon entendeur salut, disent-ils, parce qu'il n'est pas exclu de voir de pas une mais plusieurs autres journées de mobilisation des Français.
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