Toute l'actualité du monde, de la France, du Comminges, de Soueich. Informations alternatives aux médias menteurs.
28 Mai 2006
Les allemands, les suisses, et d’autres gens du nord de l’Europe, ont la réputation d’être des gens propres. Dans certains de ces pays, si vous êtes pris à jeter un détritus à terre, vous risquez une très forte amande. Malheureusement nous constatons que ces gens, sortis de leur pays nous montre que cette propreté n’est qu’une façade et que la majorité d’entre eux ne se comportent pas mieux que n’importe quel citoyen du monde. Seule la peur de l’amande les contraint au respect de leur environnement.
Antoine de Saint-Exupéry a écrit : « Conquérir c’est convertir. Contraindre c’est emprisonner. Si je te conquière, je délivre un homme. Si je te contrains, je l’écrase. La conquête c’est en et à travers toi une construction de toi-même. La contrainte c’est le tas de pierre alignées et toutes semblables dont rien ne naîtra ».
Nos hommes politiques, les chefs d’entreprises, et de manière générale tous ceux qui ont une quelconque responsabilité sociale devraient méditer longuement sur cette phrase, car ainsi pourraient-ils se rendre compte que les systèmes répressifs qu’ils mettent en place ne servent ni l’homme et par là même, ne servent pas la civilisation, si parallèlement, il n’est pas mis en place un système éducatif susceptible d’élever la conscience de chaque individu et lui faire découvrir un comportement juste pour lui-même et vis à vis des autres. Nombre de nos maux actuels serait moindre si une éducation adéquate était proposée aux jeunes et aux moins jeunes. En particulier délinquance, nombre de tués sur les routes, suicides, etc...
Mis à part les matières scientifiques, les rudiments de la langue française et des langues, qu’apprend-on dans les écoles ? Rien.
Je me demande, tellement cette carence éducative est grave si elle n’est pas voulu afin de maintenir la masse des humains dans une soumission aveugle et indolore. Quelqu’un a dit que la religion était l’opium du peuple, mais il est aujourd’hui des opiums bien plus pernicieux qui sont mis à la disposition des puissants de ce monde.
Dans nos sociétés, on ne cherche plus à grandir l'homme, à lui faire entrevoir des voies justes et nobles. On se contente de le nourrir, de le vêtir, de le loger et de le distraire. La véritable culture est étouffée par des productions de « bas de gamme » qui envahissent le marché, pour la satisfaction des instincts les plus bas de l'espèce humaine. Nous sommes dans l'ère de la culture des Supermarchés. Peu importe que cela abîme les hommes et fasse plonger notre civilisation dans une décadence qui s'accélère de jour en jour puisque cela procure de l'argent et du travail. Les quelques rares productions géniales, qui pourraient aider un plus grand nombre à sortir de la « termitière », restent noyées sous un flot de productions médiocres et sont maintenues dans l'ombre par les médias. Il faut un véritable travail de détective pour les trouver. La télévision est un bien triste exemple de cet état de chose. Pour faire de l'audience, on fait de l'anti-culture. Les quelques trop rares programmes vraiment culturels sont diffusés très tard dans la nuit. Presque personne ne les regarde.
On n'apprend pas aux gens à penser par eux-mêmes, à tirer leurs propres conclusions des expériences qu'ils vivent. On leurs inculque des idées toutes faites. On leur dit comment ils doivent penser et ce qu'ils doivent penser. Les journaux, la radio, la télévision, vous bombardent d'idées triées, et pour mieux vous les faire admettre, pour que vous n'ayez le moindre doute sur leur valeur, ils font appel à des spécialistes dans les matières traitées, choisis en conformité avec les idées qu'on veut vous faire entrer dans la tête. On nous parle beaucoup de pollution : pollution de l'atmosphère, pollution de l'eau, des mers, des rivières, de la nappe phréatique. Mais on ne nous parle jamais de la pollution des esprits ?
Ainsi chaque être est endormi dès sa naissance dans un confort douillet. Il ne lui est guère laissé de possibilité d'entrevoir la lumière par où il pourrait s'échapper vers plus grand que lui. Chacun est réduit, par une pression qu'il ne sent pas, à l'usage qu'on veut en faire.
On a fait de l'école, l'antichambre du commerce et de l'industrie. Ce n'est pas son rôle. L'école et l'éducation devraient permettre à chaque enfant de trouver sa vocation, le pourquoi de sa venue sur cette terre. Écoutons ce que dit Rudolf Steiner : « Ce qui doit importer au temps présent, c'est d'ancrer complètement l'école dans une vie libre de l'esprit. L'enseignement et l'éducation qui doivent être dispensés doivent être tirés uniquement de la connaissance de l'être humain en devenir et de ses dispositions individuelles. Une authentique anthropologie doit être le fondement de l'éducation et de l'enseignement. La question à poser n'est pas : de quel savoir, de quelles aptitudes l'être humain a-t-il besoin pour l'ordre social existant, mais : quelles sont les dispositions en germe dans l'être humain, et que peut-il être développé en lui ? Alors il sera possible de toujours nourrir l'ordre social de forces nouvelles issues de la génération qui accède à l'age adulte. »
Et de plus, l’école devrait, par une éducation civique appropriée pouvoir faire appréhender à chacun ce qui lui est possible de faire et ce qu’il ne doit pas faire pour vivre en harmonie avec son entourage et l’ensemble de la société. Quelqu’un de parfaitement éduquer n’a pas besoin de connaître toutes les lois qui encombrent nos codes civils, pénaux et autres. Il sait choisir le comportement juste en chaque circonstance.