Il y a ceux qui refusent de se taire
Et que l'on enterre
Dans les ténèbres de l'oubli
Il y a ceux qui refusent de répondre
Et que l'on torture dans l'ombre
Des consciences et de la nuit
Il y a ceux qui refusent de se soumettre
Et que l'on juge comme des traîtres
Au banc de l'infamie.
A cet instant où ma guitare pleure
Combien sont-ils qui souffrent et meurent
Dans les geôles et goulags de tant de pays ?
Ces enfants pâles que blessent d'aveugles violences
Et ne reçoivent de nous que nos silences
Ce sont nos propres enfants que l'on oublie
Ce sont nos propres enfants que l'on trahit.
Jean-Paul SERMONTE