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Toute l'actualité du monde, de la France, du Comminges, de Soueich. Informations alternatives aux médias menteurs.

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L A L E T T R E D U W E B M E S T R E : 20/05/2009

Santé : « Le programme d’Hitler a été ressuscité par l’Administration Obama »

 
Que diriez-vous d’un article à prétention académique intitulé : « Combien peut-on potentiellement économiser en légalisant le suicide assisté par un médecin ? » A en juger par le titre, vous pourriez croire qu’il provient du grand-père de l’utilitarisme britannique, Jeremy Bentham ; ou bien peut-être du promoteur du LSD Aldous Huxley ; ou bien du docteur nazi Karl Brandt.

Bien tenté… mais c’est raté.

C’est en fait le titre d’un texte de 1998 co-écrit par Ezekiel Emanuel, conseiller de la Maison Blanche sur les politiques de santé, et membre du Conseil Fédéral de Coordination sur les Recherches en Efficacité Comparative. Ce Conseil est chargé par l’Administration Obama de préparer une liste de procédures médicales autorisées et non autorisées, afin de diminuer les dépenses de santé américaines de 2000 milliards de dollars — argent qui bénéficiera aux hedge funds et aux banques en faillite, qui sont les gestionnaires du système de santé privé HMO. [*]

Brandt, Goering, et Hitler lui-même, ne pourraient faire mieux. La co-auteur de cet article est Margaret Battin, une bioéthicienne prolifique (sans diplôme médical), à en juger au nombre et à la teneur de ses publications : « La moins pire des morts : refus sélectif de traitements » ; « Sédation finale : tirer la couverture sur nos yeux » ; et « Suicide Assisté : que peut-on apprendre de l’Allemagne ? » Est-ce différent de la conception d’euthanasie défendue par le médecin d’Hitler, Karl Brandt, au procès de Nuremberg : « La mort peut être délivrance. La Mort, c’est la Vie – au même titre que la naissance. Elle n’est jamais meurtrière » ?

Face à cette volonté de faire des économies sur les dépenses de santé, rappelons-nous qu’à Nuremberg, la « fourniture inadéquate de soins médicaux et chirurgicaux » a été désignée parmi les causes « des meurtres et mauvais traitements sur les populations civiles » ; et c’est exactement ce que s’apprêtent à faire les conseillers d’Obama, avec à leur tête Larry Summers, Tim Geithner et le directeur du Budget, Peter Orszag.

Comme Lyndon LaRouche l’a déclaré sans équivoque : « Le programme d’Hitler a été ressuscité par l’Administration Obama. »

« Ce n’est ni une digression ; ni une interprétation. Leur politique de santé est la copie conforme de la philosophie nazie. Vous ne pouvez pas l’ignorer. Nous le savons depuis Hermann Goering dans les années 1920, et leurs liens internationaux, notamment avec Wall Street. Nous étions prévenus et nous devons agir en conséquence. Ceux qui tolèrent ce genre de politiques sont des criminels, soit parce qu’ils savaient, soit parce qu’ils auraient dû savoir ce qu’ils faisaient. »

LaRouche a ensuite mis en garde : « Soyez prudent : n’acceptez pas d’invitation à dormir à la Maison Blanche ! Vous pourriez dormir plus longtemps que prévu… ». Puis il a conseillé à chacun de tenir le langage suivant à chaque fois qu’ils entendront parler de cette réforme : « C’est la tradition du Führer qui est perpétuée. Vous devriez remercier votre Président éclairé de nous aider à rétablir cette tradition. Puis cela permettra de soulager certaines tensions internationales en éliminant le surplus de population… Tiens, tiens ! Je me demande où j’ai entendu cela auparavant ! »

LaRouche a réitéré son appel à éliminer le système des HMO : « Bannissons les HMO, un point c’est tout. A partir de là, le terrain sera déblayé pour des réformes vraiment nécessaires. C’est seulement après les avoir éliminées que nous pourrons rebâtir le système de santé des Etats-Unis. »

« N’acceptez aucune discussion sur la Sécurité sociale et d’autres sujets similaires, » a t-il conseillé.

« Premièrement, nous devons réduire le coût de la mauvaise gestion des soins de santé par les compagnies d’assurances, en éliminant les HMO. Cela éliminera le gaspillage dans le système de santé. Les HMO ont remplacé le système Hill-Burton. [**] Pas de compromis ; soyez sans merci ! Les HMO sont des parasites ; c’est l’évidence même. C’est criminel et nous devons les traiter ainsi.

« Le problème c’est que les gens sont hésitants, et qu’ils disent : "Qu’est-ce qu’on fait entre-temps ?" Entre-temps ? Il n’y pas d’entre-temps ! Ou bien nous mettons ces types au rancard maintenant, ou bien nous n’aurons aucune chance : l’hécatombe se produira, comme sous Hitler où certaines franges de la communauté juive se disaient : "Attendez, ne vous insurgez pas, cela ne durera pas." Et c’est le même problème aujourd’hui. »

Pour ce qui est des économistes comportementalistes, LaRouche a déclaré, « Ces gens-là doivent partir. Soit c’est eux, soit c’est le Président. Et le Président devrait y réfléchir. Parce que le peuple américain ne consentira pas à ces politiques meurtrières. La réponse du peuple américain au Président sera : "Tu te débarrasses d’eux, ou on se débarrasse de toi". »

A lire en France :
Qui veut euthanasier l’hôpital public ?

Notes :

[*] Instauré en décembre 1973 sous l’administration Nixon, le système HMO (Health Maintenance Organization) visait à limiter les dépenses de santé tout en confiant la gestion, et donc le profit, aux assureurs privés. La rationalisation stricte des procédures médicales, visant à diminuer le nombre d’actes et donc les dépenses, a conduit à l’exclusion de millions d’américains du système d’assurance maladie. D’autre part, on estime qu’entre 30 et 50% du montant totale des dépenses de ce système sont dû aux frais d’administration privée (procédures administratives plus les salaires et les bonus des cadres exécutifs).

[**] Instaurée en 1946, la loi Hill-Burton était destinée à procurer les fonds nécessaires pour que chaque État atteigne 4,5 lits d’hôpitaux pour 1000 habitants. L’objectif fut finalement atteint en 1975, avant que le système dérégulé des HMO ne fasse le travail inverse, ramenant le nombre de lit à 3 pour mille aujourd’hui, avec 2000 hôpitaux de moins qu’en 1975.

Le décret sur l’euthanasie
de septembre 1939

En 1939, devant concentrer son effort budgétaire sur la machine de guerre allemande, Hitler ne pouvait se permettre de dépenser des millions de marks en pure perte et demanda à son ministre de la Santé de « faire certaines économies sur les dépenses hospitalières ».

Il finit par rédiger le décret du 1er septembre, intitulé « destruction des vies sans valeur » :

« Le Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont chargés de la responsabilité d’étendre les attributions de certains médecins à désigner nominativement, ceux-ci pourront accorder une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon le meilleur jugement humain disponible de leur état de santé. »



Quelques brèves
récentes

NATIXIS mérite une Commission Pecora !

Paris, le 16 mai (Nouvelle Solidarité) — Depuis le début de la crise, Solidarité Progrès a lancé la proposition de créer une nouvelle Commission Pecora pour enquêter sur les responsabilités des financiers dans le krach en cours. Le modèle de cette commission devra être celui de la commission dirigée par l’ancien procureur de New York, Ferdinand Pecora, entre 1933 et 1934, qui permit à Franklin Roosevelt de faire le ménage dans la grande dépression et de lancer son New Deal.

Les déboires que connaît Natixis, filiale conjointe des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires, font de cette banque le cas idéal autour duquel pourrait se constituer une telle commission. La Banque a encore perdu 1,8 milliards d’euros au premier trimestre 2009, essentiellement des dépréciations dans le portefeuille d’actifs illiquides cantonné depuis décembre dernier dans une structure à part. Au total, la somme gigantesque de 34 milliards d’actifs y a été cantonnée, constituée pour l’essentiel de produits toxiques, d’actifs invendables et de quelques lignes de crédit plus saines.

Ces pertes portent à 4,7 milliards le déficit cumulé depuis douze mois. Afin d’améliorer le ratio de solvabilité de l’établissement, les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires ont annoncé qu’elles verseront 3,5 milliards d’euros à Natixis d’ici le 30 juin, 1,5 milliards en avances d’actionnaires et 2 milliards en titres subordonnés, tirés des 5 milliards que l’Etat mettra au pot lors de la fusion des deux établissements. C’est de la folie furieuse, car les marchés de ces produits sont toujours au point mort et rien n’empêchera le processus de dépréciation de se poursuivre inexorablement.

Voulant sauver leur mise coûte que coûte, les financiers avancent de plus en plus l’idée d’une garantie d’Etat sur les actifs de Natixis. C’est exactement le chemin qu’il ne faut pas prendre, car pour faire face à l’endettement et aux déficits croissants provoqués par ces renflouements, l’Etat n’a qu’une solution : se retourner contre les populations en coupant dans les services publics et sociaux : la santé, la sécurité sociale, le chômage, les retraites, les infrastructures publiques.

Nous disons halte à tous les renflouements ! Une Commission Pecora doit, au contraire, préparer la mise en faillite contrôlée de ces actifs toxiques. Pour être efficace, cette Commission devra avoir à ses côtés un juriste en mesure de signaler les éléments justifiant une éventuelle action en justice. Elle devra aussi être pourvue d’un droit d’accès et de contrôle de tous les documents afférents aux opérations des banques, afin d’être en mesure de déterminer leur nature. Les travaux de la Commission devront être accompagnés d’une réquisition temporaire des banques, afin d’assurer qu’elles puissent reprendre au plus vite leur métier légitime d’alimentation de l’économie en crédits.

Pourquoi le cas de Natixis est-il idéal pour démarrer cette enquête ? D’abord, par l’ampleur du portefeuille illiquide. Ensuite, par la composition de ce portefeuille : les enquêteurs pourront sans doute y découvrir les éléments frauduleux d’un système ayant poussé les gains à bout, à partir de la spéculation financière la plus éhontée. Troisièmement, le rôle des personnalités politiques de premier plan qui sont à l’origine des lois qui ont permis ce type d’activité. Enfin, et pas des moindres raisons, la tromperie des épargnants. Natixis est la filiale commune de deux grandes banques d’épargne, les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires, au statut « mutualiste », qui aurait du être un gage de sérieux et de prudence pour nombre d’épargnants qui y ont déposé leurs économies. Cette crédibilité des maisons « mères » leur a permis d’inciter pas moins de 2,5 millions de personnes ayant des comptes d’épargne dans ces établissements à devenir de petits actionnaires de la nouvelle banque. Or, les actions de cette entité, sur lesquelles les épargnants comptaient pour compléter leurs fins de mois et leurs retraites, sont passées de 20 euros à 1 euro !

Or, au cours des années folles de spéculation, non seulement les maisons mères ont abandonné le type de gestion mutualiste qui les avait fondé, mais la gestion de Natixis a été celle d’une banque d’affaires particulièrement agressive dans le domaine des produits toxiques et des instruments spéculatifs.

Voilà donc, en concentré, tout ce qu’il faut changer dans le système actuel. Il faut revenir à un modèle économique plus proche de celui du New Deal de Franklin Roosevelt et des Trente glorieuses en Europe : éliminer le fléau de la spéculation financière et réorienter les flux de capitaux vers l’économie productive faisant de la France à nouveau un pays de producteurs, d’ingénieurs, de chercheurs, de travailleurs qualifiés, d’agriculteurs, d’enseignants et des personnels soignants de grande qualité.

Faites circuler l'Appel pour une Commission d'enquête sur la crise financière à vos amis
(En .pdf
ici ou en ligne ici)

H1N1 : en France, la production du vaccin « commencera dans quelques jours »

16 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) — Dans un entretien avec le quotidien lyonnais Le Progrès, Bruno Lina, virologue et directeur du Centre national de référence de la grippe (CNR) de Lyon, fait le point sur la situation.

Bien que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’ait pas encore décidé de produire le vaccin, la France, dans un acte souverain, semble s’avancer rapidement dans cette direction.

Extraits :

Le pic épidémique est-il devant ou derrière nous ?

Clairement devant nous ! A l’échelle planétaire, on ne devra pas traiter à la fin 6000 mais 2 milliards d’individus infectés. C’est une certitude. L’ensemble des pays va être touché car aucun d’entre nous n’a en lui d’antigènes pour lutter contre ce virus, contrairement à celui de la grippe saisonnière. Seule la moitié, toutefois, développera des symptômes.

Sait-on combien de temps l’épidémie va durer ?

Dans trois ans ce sera fini. Ce à quoi on assiste aujourd’hui, c’est au début de la première vague d’une pandémie qui en comptera deux voire trois. Le Canada va bientôt ressembler aux Etats-Unis. Le virus va ensuite gagner l’hémisphère sud qui entrera dans l’hiver, un contexte « favorable » pour lui. Puis il rebasculera vraisemblablement dans l’hémisphère nord vers le mois d’octobre, où il touchera notamment la France.

Dans l’Hexagone, sur quel nombre de victimes les autorités et les chercheurs tablent-ils ?

35% de la population française devrait être infectée, soit environ 20 millions de personnes. La létalité (taux de mortalité) du virus étant de 1 pour 1000, il faut donc s’attendre à de 20 000 à 30 000 morts sur notre territoire. Actuellement, une personne infectée contamine 1,6 personne.

Doit-on se fier aux chiffres des autorités mexicaines qui annoncent 2000 cas ?

Au Mexique, il y a aujourd’hui entre dix à cent fois plus de personnes infectées qu’on ne le dit. Ces cas ne découlent pas d’un décompte objectif et exhaustif. On peut en revanche se fier aux chiffres des Etats-Unis ou du Canada, qui comptent comme nous.

L’OMS va-t-il relever son niveau d’alerte ?

A vrai dire, l’OMS réfléchit actuellement à un franchissement de phase, de la phase 5b vers la phase 6. Ce qui signifiera que nous serons passés à 10 000 à 20 000 cas supplémentaires d’infection par jour : ce sera la phase d’explosion pandémique, et nous nous y acheminons.

Quel aspect du Plan Pandémie national reste le plus complexe à gérer ?

Pas la gestion du stock des masques et des traitements antiviraux, qui ne seront pas périmés avant deux ans : le stock est train de se dispatcher un peu partout en France. C’est même pratiquement terminé. Ce qui pose problème, c’est de déterminer les groupes à vacciner. S’il n’y a aucun mort dans la tranche des 20-40 ans, que fait-on ? On vaccine ou pas ? Autre difficulté : si l’explosion pandémique ne commence chez nous qu’en mars 2010, nous aurons probablement deux vaccins à administrer à des personnes différentes. Celui contre la grippe saisonnière, et celui contre la mexicaine.

Où en est-on de ce vaccin ?

Il est déjà bien avancé. En France, la production commencera dans quelques jours. Et elle se destine à couvrir les 65 millions de personnes… Mais puisque la planète entière va en avoir besoin, l’OMS émettra des recommandations pour dire quel pays et quel groupe servir en priorité. On ne peut pas imaginer que seuls les pays riches soient vaccinés ! Car il y aura également une phase post-pandémique, et, quand on fera le décompte des victimes, il y aura des comptes à rendre.

Quelle est la température, au sein des ministères ?

Il y a une agitation considérable à la Santé comme à l’Intérieur. L’énergie dépensée est incroyable ! Mais c’est une agitation silencieuse, normale. (...) Je passe six heures par jour au téléphone à échanger des informations !

N’avez-vous pas peur que la population et les médias relâchent leur vigilance ?

Les chiffres seront là pour maintenir l’état d’alerte. Je ne vous dis pas l’affolement quand il va y avoir le premier mort en France, surtout s’il est jeune et en bonne santé !

Démanteler l’hôpital public pendant une pandémie ?

16 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) – Alors que médecins et personnels hospitaliers étaient dans la rue jeudi pour arrêter la loi Bachelot, qui menace de démanteler l’hôpital public en le soumettant à une gestion purement financière, les plans de contingence des autorités françaises révèlent qu’en cas de pandémie grippale provoquée par un type de virus nouveau, les capacités d’accueil des établissements de soins seraient rapidement saturés et l’ensemble du système de santé se retrouverait désorganisé.

Depuis octobre 2004, les autorités françaises ont conçu des plans de contingence en cas de pandémie grippale, particulièrement s’il s’agissait d’« un nouveau virus grippal contre lequel l’immunité de la population est faible ou nulle ». Voici ce que dit la quatrième version, datée du 20 février 2009, du « Plan national de prévention et de lutte ’Pandémie grippale’ », publiée par le bureau du Premier ministre et du Secrétariat Général de la Défense nationale :

« La cinétique et l’impact d’une pandémie ont été modélises par l’Institut de veille sanitaire sur la base des pandémies historiques. En l’absence d’intervention sanitaire, le bilan français pourrait s’établir de 9 à 21 millions de malades, et de 91 000 à 212 000 décès en fin de pandémie. 500 000 à un million de personnes pourraient développer des complications nécessitant leur hospitalisation.

« Outre son impact sanitaire majeur, une pandémie pourrait provoquer durablement : 1) une désorganisation du système de santé en raison de la saturation rapide des services de soins ; 2) des difficultés graves pour certains secteurs d’activités d’importance vitale ou d’autres services essentiels au fonctionnement de la société et de l’Etat en période de pandémie ; 3) une désorganisation de la vie sociale et économique. »

Si ces estimations sont calculées dans le cas d’« absence d’intervention sanitaire », la faible connaissance du virus A-H1N1 par les scientifiques, le délai de production du vaccin ainsi que la limitation de cette capacité de production, ne permettent pas de penser que la pandémie actuelle épargnerait un pays comme la France. De surcroît, selon les derniers chiffres disponibles, le nombre de lits dans les hôpitaux publics de l’hexagone est passé de 348 301 en 1992 à 294 802 en 2004.

Contrairement à la volonté actuelle de rentabilisation de l’hôpital public qui sous-entend un taux d’occupation des lits de 100%, une véritable politique de santé publique et de population doit prévoir en permanence 15% de lits inoccupés, ainsi que le personnel qui va avec. MM. Sarkozy et Fillon devraient au moins se réveiller, s’ils ne veulent pas perdre leurs électeurs dans une éventuelle pandémie.

A lire : Qui veut euthanasier l’hôpital public ?

Jean Ziegler : s’inspirer de la Déclaration d’indépendance américaine !

16 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) - Au cours d’une conférence à Rennes, le jeudi 14 mai, l’écrivain et homme politique suisse, Jean Ziegler, membre du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, n’a pas mâché ses mots en dénonçant « l’ordre du monde du capitalisme globalisé » comme étant « meurtrier » et en appelant à un Tribunal de Nuremberg pour juger les responsables de la crise financière actuelle.

Jean Ziegler a présenté son dernier ouvrage, La Haine de l’Occident où il évoque, comme il l’a déclaré à Rue 89, la « remontée d’une haine raisonnée et argumentée qu’opposent les peuples du Sud à l’ordre du monde crée par l’Occident ». La cause : « aucun des buts du millénaire – réduction de la pauvreté et de la faim extrême, réduction de l’analphabétisme, de l’eau polluée, des épidémies qui frappent et qui dévastent le sud — n’est atteint, au contraire. Toutes les cinq secondes un enfant de moins de 10 ans meurt de faim, 5 000 personnes meurent chaque jour de faim ou de ses suites et 923 millions de personnes, un homme sur 6 sur la planète, sont gravement et en permanence sous-alimentées. »

Jean Ziegler trouve, cependant, que la crise actuelle nous ouvre « une extraordinaire chance », puisque « la légitimité de ce capitalisme de la jungle qui domine la planète depuis quinze ans a volé en éclats ». « Aujourd’hui on voit bien que c’était un mensonge pur et simple, le masque est tombé, et, derrière, apparaissent les vrais acteurs : des banquiers avides, obsédés par le gain, cyniques, arrogants, qui ont ruiné des économies entières parmi les plus puissantes. »

Mais, prévient Ziegler, « c’est la chance énorme de cette tragédie qui commence aujourd’hui, déclenché par les prédateurs de New York ». « Tout d’un coup les gens vont se réveiller en Occident. La France est une très vieille et vivante démocratie où l’information circule, où la presse est libre, et quand quelqu’un souffre, ils commencent à penser et de cette pensée peut naître un nouvel ordre mondial, un nouveau contrat social planétaire, dans le dialogue entre Nord et Sud, une justice, la fin de la faim, la fin du massacre du Sud par l’Occident. »

A une militante de Solidarité et Progrès présente à la réunion de Rennes qui lui demandait s’il soutiendrait une nouvelle Commission Pécora pour établir les responsabilités de la crise financière, Ziegler a répondu qu’il était favorable à un tribunal de Nuremberg pour juger ses responsables. Allant plus loin cependant, il a incité les auditeurs à lire la Déclaration d’indépendance américaine qui cite, parmi les droits inaliénables de l’homme, le droit à la poursuite du bonheur. Il souligna qu’il est écrit dans cette déclaration, que lorsque les pouvoirs en place empêchent les gens d’accomplir cette poursuite du bonheur, les peuples ont le droit de les renverser. C’est cette magnifique déclaration, inspirée, non de Locke comme on le dit souvent, mais de Leibniz, qui fut l’étincelle qui déclencha la Révolution américaine, ainsi que la tentative avortée de révolution en France.

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L
<br /> Coucou..Comme la dernière fois  je ne suis pas decu... ton blog est fort sympatique.....aveC des articles interessant...Bon jeudi férié....Lorent et ses 2900 Trésors                                                   les taille-crayons...<br />
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