| | | 13/08/2009 Le procès de Clotilde Reiss est terminé mais la lectrice Française à l'université d'Ispahan, arrêtée le 1er juillet et accusée d'espionnage et d'implication dans les émeutes de juin, reste en prison et ne pourra quitter l'Iran avant que soit rendu un verdict, a annoncé mercredi la justice iranienne. "Reiss est en détention mais le procès pour examiner les accusations qui pèsent sur elle est terminé", a indiqué le procureur de Téhéran, Saïd Mortazavi, cité par l'agence Fars. "Toute décision pour qu'elle soit libérée sous caution (...) ou qu'elle reste en prison appartient au juge", a-t-il ajouté. "Dans le cas d'une acceptation de la caution et d'une remise en liberté, cette ressortissante française n'a aucunement le droit de quitter le pays jusqu'à ce que soit rendu le verdict", a-t-il précisé. Reiss, ainsi qu'une employée franco-iranienne de l'ambassade de France à Téhéran Nazak Afshar, ont comparu samedi devant un tribunal de Téhéran avec d'autres personnes. Afshar a été libéré sous caution, mais " l'examen des accusations se poursuit contre elle", a souligné Mortazavi. Pour sa part, Reiss a avoué avoir participé aux émeutes et avoir écrit un rapport à un institut dépendant de l'ambassade de France, estimant "avoir commis une erreur", selon l'Irna. Sachant que pendant les manifestations, Reiss prenait des photos avec son téléphone portable puis les envoyait, selon ses dires, "à un ami français qui se trouve à Téhéran" . Plusieurs agences de presse iraniennes ont en outre affirmé que la France avait dit être prête à payer une caution pour obtenir la libération de Mlle Reiss. L'ambassade de France à Téhéran a envoyé une note officielle constituant un engagement à payer une caution pour la libération de Clotilde Reiss, indique une source politique iranienne non-identifiée citée par ces agences. Depuis plus d'un mois, la France demande sa libération, évoquant " un malentendu concernant les intentions de Clotilde Reiss". Pour le père Reiss, sa fille ne s'intéresse pas à la politique mais à la culture iranienne qu'elle connaît très bien. Or, Reiss est diplômée de l'Institut de sciences politiques de Lille, alors que son mémoire porte sur le système éducatif iranien. |