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10 Septembre 2009
| Cher(e) ami(e) Inscrivez vos amis à la LA LETTRE DU WEBMESTRE Bunker les éditoriaux de Jacques Cheminade Barack Obama se retranche dans son bunker avant son discours sur la santé publique du 9 septembre. Chez nous, le Medef se regroupe autour d’une garde rapprochée vite surnommée le « bunker ». Tous seront cependant frappés de plein fouet par le choc de la réalité. Ceux qui n’ont pas vu venir la crise et en annoncent déjà la fin vont se trouver au premier rang. Ils parlent d’une « sortie » en U, V, W, mais leurs pirouettes alphabétiques ne tiennent pas compte du dilemme. La consommation, avec le chômage toujours croissant et la propension à épargner de ceux qui ont peur, ne pourra pas être un levier. Les investissements des entreprises non plus : leurs résultats relativement bons financièrement sont dus aux licenciements et au déstockage. Quant aux Etats, ils ne pourront émettre indéfiniment de la monnaie de singe. La vérité est que l’univers financier est devenu un lieu de piraterie. De paradis fiscaux en bourses alternatives qui prolifèrent (les dark pools ne laissent plus au New York Stock Exchange que 28 % des transactions boursières), l’argent que fournit l’Etat va à l’argent sans jamais passer par l’économie réelle. Harry Markopolos, qui avait dénoncé les agissements de Madoff depuis plus de dix ans, a déclaré le 12 août que les marchés des dérivés sur risque de crédit (les fameux CDS, qui pèsent 60 000 milliards de dollars) seront source de scandales qui relègueront les agissements de Bernie à une aimable partie de campagne. Francis Fukuyama, de l’intérieur du système lui aussi, accuse : « De nombreux économistes et professeurs de finances de business schools travaillent pour les banques d’investissement et les hedge funds (...) Par là même, ils ont un intérêt dans le succès du secteur financier qui n’est compensé par aucune incitation à penser que le secteur, dans son ensemble, détruisait davantage de valeur qu’il n’en créait. » Quant au G20, la réunion des ministres des Finances qui s’est tenue à Londres n’a abouti à rien : l’on cherche à ranimer un cadavre et à réguler ce qui ne peut l’être, car la dérégulation est inhérente au système et à l’interconnexion générale des marchés financiers. C’est dans ce contexte que, sorti de son bunker, Obama se trouve à la croisée des chemins. Soit il continue comme Cheney et Bush, exécutant au service de Wall Street et de la City, soit il devient un président des Etats-Unis dans un système de poids et de contrepoids. Lyndon LaRouche, sans illusion sur le personnage, définit la voie à suivre pour la présidence. Sur la Radio nationale publique américaine (NPR), Jonathan Weisman, reporter du Wall Street Journa auprès de la Maison Blanche, reconnaît avec dépit que « le plus grand vainqueur, en août, aura été Lyndon LaRouche ». Il s’est en effet, avec ses partisans, imposé au cœur du débat, animant le ferment légitime de révolte. Les Européens, largués parce qu’ils acceptent la version officielle des choses, ne mesurent pas le changement outre-Atlantique. Ainsi, le Parti socialiste européen en reste à un contact avec Barney Franck, l’un des pires partisans de la politique américaine d’austérité sociale. Nous sommes intervenus dans toutes les universités d’été des partis de progrès pour remettre les choses en place. S’ils ne considèrent pas nos pistes, la France ne sera même plus la Suède, mais quelque chose comme la Lituanie ou les îles Feroé, semblable en politique à ce qu’elle est devenue sur les terrains de football.
Notre dernière vidéo Quelques unes de nos meilleures vidéos ![]() ![]() ![]() ![]() | Quelques brèves récentes La France adopte la recette du FMI : taxons les malades ! 7 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI et véritable « oracle de Delphes », nous l’affirme depuis le mois d’août : « la reprise a commencé. Pour la soutenir, des actes délicats de rééquilibrage seront nécessaires », et parmi ces actes « délicats », il compte… la réduction de la croissance des dépenses des régimes sociaux (santé, retraites, etc.). (Voir les détails ici.) C’est à la lumière de ces « directives » du FMI qu’il faut examiner le contenu de la note envoyé par Bercy au ministère de la Santé, lancée sur la place publique comme un ballon d’essai par le Journal du dimanche. Confronté au déficit de la Sécurité sociale, estimé cette année à 9,4 milliards, le gouvernement, en s’alignant sur Blanchard, envisage de faire passer de 16 à 20 euros le forfait hospitalier journalier, autrement dit, la facture que les malades paient à l’hôpital : une hausse de 25% ! Autre « solution » envisagée : baisser de 15% le niveau de remboursement de certains médicaments actuellement remboursés à hauteur de 35%, s’ils sont prescrits par un médecin. Le déficit, à qui la faute ? « La récession frappe très durement la Sécu », écrit le JDD. « L’essentiel de ses recettes provient des cotisations sociales versées par les salariés et de la CSG qui frappe tous les revenus. La forte hausse du chômage (9,1% en métropole) et la faible progression des salaires réduisent mécaniquement les revenus des Français. Donc les rentrées d’argent de la Sécu. » Le déficit n’est nullement le résultat d’une flambée des dépenses. Cet été, le ministre des Comptes publics, Eric Woerth, s’est réjoui que « pour la première fois cette année, nous sommes en passe de tenir l’objectif de la hausse des dépenses assurance-maladie », fixée à 3,3%. Immorale et incompétente, cette taxation des malades est supposée rapporter quelque 400 millions d’euros. Une broutille en comparaison des 4 milliards (dix fois plus) de cotisations en moins qu’entraînera la chute des 2,2% de la masse salariale que tout le monde anticipe. Mais bon, c’est toujours plus facile de taxer les malades que d’obtenir un changement de système de la part de la City et de Wall Street… Pourtant, Goldman Sachs a repris des couleurs ! Le modèle d’Obama discrédité : avec le programme NICE, un Anglais sur six meurt euthanasié ! 4 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Un article dévastateur paru dans le Daily Telegraph, intitulé Condamné à mort par le National Health System (NHS, le système de santé de l’Etat britannique), révèle qu’au Royaume de sa gracieuse Majesté, entre 2007 et 2008, 16,5%, c’est-à-dire près d’un décès sur six, est le résultat d’« euthanasie involontaire » ! Lyndon LaRouche se félicite que la vérité finisse par éclater sur le fonctionnement fasciste du système de santé britannique, alors qu’Obama et ses conseillers comportementalistes l’ont malheureusement érigé en modèle, y compris son volet euthanasie. Ces révélations ne sont pas étrangères à la campagne menée internationalement par LaRouche et son comité d’action politique (LPAC) pour démasquer l’imposture de la réforme de santé d’Obama. Dans la même édition, le quotidien britannique publie une lettre à la rédaction, envoyée par des médecins et des experts médicaux, mettant gravement en cause le Liverpool Care Pathway (LCP), un des programmes du NICE (National Institute for Clinical Excellence, équivalent de la Haute autorité de la santé française) et initialement développé par l’hospice Marie Curie de Liverpool pour soigner des cancéreux en fin de vie. Par la suite, le LCP fut étendu à toute l’Angleterre et appliqué à tout type de malade et de pathologie. Les signataires de cette mise en accusation affirment que le programme LCP consiste à administrer précocement la mort des patients en leur coupant les soins et en interrompant leur alimentation et hydratation. Une fois que l’on estime que le malade évolue vers la mort, cette décision, prise par les médecins, intervient très rapidement et souvent à tort. Après avoir été recommandé par NICE en 2004, 300 hôpitaux, 130 hospices et 540 centres de soins appliquent ce programme. 2004 est une date clef, car c’est l’époque où Blair est aux commandes. Le conseiller de Blair sur les questions de santé entre 2000 et 2004 était Simon Stevens, qui travaille actuellement aux Etats-Unis pour l’association des retraités américains AARP ; c’est aussi un supporter inconditionnel de la réforme prônée par Obama. La lettre des médecins souligne qu’on abuse gravement de ce programme où l’on finit par prouver ce qu’on a décidé d’avance : les patients vont mourir. Dans la période 2007-2008, pas moins de 16,5% des décès en Angleterre concernent des personnes sous sédation profonde et prolongée, affirment les chercheurs de la London School of Medecine and Dentistry, c’est-à-dire deux fois plus qu’en Belgique ou au Pays-Bas ! La critique contre le programme LCP n’est pas nouvelle. En décembre 1999, avant même que le LCP fût promue par NICE, le docteur Adrian Treloar, un gériatre londonien de renom, avait accusé le NHS de pratiquer l’euthanasie involontaire. A l’époque, la British Medecial Association avait suggéré de permettre aux médecins de suspendre les soins et l’alimentation aux malades cardiaques graves et ceux frappé de démence qui ne sont plus en état d’exprimer ce qu’ils désirent. La directive affirmait : « Les médecins devraient avoir le dernier mot pour déterminer si le maintien des soins, l’alimentation et l’hydratation, sont dans l’intérêt des patients. Ce n’est pas toujours souhaitable de prolonger la vie ». Plus récemment, le 26 avril 2008, le docteur Adrian Treloar avertissait dans une lettre envoyé au British Medical Journal que le programme LCP crée le cadre d’une politique systématique d’euthanasie des malades et des infirmes. « Couplé avec l’interruption de l’alimentation, la sédation profonde conduit rapidement à la mort. Treloar précise que le LCP est une menace car les critères d’éligibilité pour le programme sont trop larges et ne se limitent pas à des personnes en fin de vie. » Vidéo : Non au triage humain : santé publique et population Article : Santé publique : les américains se révoltent contre le fascisme financier Les européens sont-ils les plus largués au monde ? par Lyndon H. LaRouche, Jr. Vu d’ici, en parcourant la presse européenne et en considérant les propos tenus par différentes personnalités du continent, à l’exception de certains Italiens, il m’apparaît que, politiquement, les Européens sont les plus largués au monde en ce qui concerne la réalité. Le plus grand soulèvement révolutionnaire depuis la Deuxième Guerre mondiale a éclaté aux Etats-Unis, une véritable « grève de masse » telle que la décrivait Rosa Luxemburg et telle qu’on la retrouvait dans le slogan « Wir sind das Volk » [Nous sommes le peuple - ndt] lors du renversement du régime est-allemand. En dépit de cela, l’attitude des médias de masses et de l’opinion publique du vieux continent m’amène à croire que les Européens ont dans l’ensemble rejoint ce que l’on appelait en RFA, « la vallée des largués ». Ici, les « largués » incluent la presse et les principaux dirigeants politiques de l’un des pays que je préfère, l’Allemagne. Dans la mesure où je pourrais suspecter les Européens d’être sincères dans leur comportement peu judicieux, j’admets que la plupart des opinions exprimées par la presse et les politiciens ne sont apparemment que des copies de ce qu’on appelait les « opinions masquées » soviétiques ; manifestement, ils semblent croire ce que leur peur les poussent à dire – peur de Londres et peur de la ligne « officielle » donnée par les principaux journaux américains. L’expression la plus dangereuse de cette folie exprimée par l’opinion européenne vient de Russie, où des éléments clés de l’opinion ont adopté l’idée suicidaire et stupide selon laquelle l’effondrement du dollar américain n’emporterait pas avec lui l’ensemble de l’économie mondiale, la Russie étant bien évidemment au premier rang des victimes si une telle calamité venait à se produire. La cause première de cet état illusoire de l’opinion européenne réside dans le lavage de cerveau massif subi par les élites européennes suite à la politique de terreur lancée contre l’Allemagne d’Helmut Kohl par les intérêts impérialistes britanniques représentés par leur Premier ministre Margareth Thatcher, le Président François Mitterrand et le caniche britannique George H. W. Bush. Sous le règne destructeur de l’« Euro », imposé après que l’Allemagne fut menacée de guerre, l’Europe de l’ouest comme de l’est s’est émotionnellement transformée en une bande de satrapes de l’impérialisme britannique « post-westphalien » du va-t-en guerre pervers qu’est Tony Blair. Quoi que disent la presse européenne et certains cercles russes, le monde est happé dans les mâchoires d’un effondrement physique de l’économie qui va en s’accélérant dans un processus financier et monétaire de réaction en chaîne n’épargnant aucun recoin de la planète. Le marché global dépend entièrement d’une masse de dettes libellées en dollars et quasiment sans valeur ; voilà ce qui reste de tout un système financier et monétaire international désormais en faillite, mais qu’un Joseph Stiglitz propose de sauver en faisant du FMI une « bad bank » mondiale. En d’autres termes, dans les conditions engendrées par le cancer dénommé « mondialisation » – où chaque nation dépend de la production des autres pour sa propre subsistance physique et où toutes sont chapeautées par les marchés financiers internationaux, eux-mêmes plongés dans une phase d’effondrement s’accélérant sans cesse depuis septembre 2007 – la baisse du dollar vers des valeurs proches de zéro peut survenir à n’importe quel instant d’ici au 12 octobre 2009, ou même après. Ceci engendrerait un effondrement en chaîne de toute l’économie et plongerait le monde dans un nouvel Age des ténèbres qui ramènerait en l’espace de quelques générations le niveau de population de 6,7 milliards de personnes à moins de deux milliards. Pendant ce temps-là, les gouvernements font comme s’ils vivaient dans le monde imaginaire et enfantin d’Alice au pays des merveilles, disant de la crise américaine : « Cela ne nous arrivera certainement pas ! S’il vous plaît Votre Majesté, pourrions-nous partager une autre tasse de thé ? Mais bon sang, qu’est-il arrivé au chat de Dick Whittington, finalement ? » Face à la révolution qui s'en vient, à lire de toute urgence : La faille du marxisme : composition technologique du capital contre composition organique Ne soyez plus largué, suivez l'actualité sur : www.solidariteetprogres.org Vous cherchez plus que de l'information ? Visitez la section « Dossiers » et approfondissez nos idées |