La démocratie bien comprise devrait être l’espace de liberté permettent à chaque être humain de manifester son excellence pour le bien de la communauté humaine toute entière.
Malheureusement, ce terme galvaudé par les hommes politiques de tous bords et de toutes confessions est utilisé comme une étiquette commode désignant un régime politique particulier : « le moins mauvais de tous », parait-il. Elle s’est réduite, dans l’esprit des gens, à une simple forme de gouvernement politique, dont le fait de voter pour élire ses représentants.
Pourtant, si nous examinons la ferveur qui portait les hommes de la révolution française, et tous les esprits éclairés du 19ième siècle (dont Victor Hugo, déjà fortement cité sur ce blog), nous voyons que pour eux, la démocratie avait une ambition pour l’homme qui lui donnait un sens proprement spirituel. Ce sens semble totalement ignoré aujourd’hui par ceux qui nous gouvernent et qui se sont faits les valets du grand capitalisme (droite et gauche confondu), alors que leur rôle devrait être justement de défendre les citoyens contre toute forme de despotisme. Le rôle du législateur est avant tout de faire des lois qui favorisent la liberté de chacun, pour que puisse éclore les dons que chaque individu porte en lui, et non des lois qui le soumettent à la puissance de quelques institutions étatiques ou privés. Des lois favorisant l'élévation de la dignité de chaque être humain, en donnant un sens à sa vie et à son travail.
Un régime véritablement démocratique se doit de trouver un équilibre entre les droits et les devoirs de l’homme, sachant que son droit le plus inaliénable est de pouvoir vivre ce qu’il est véritablement et non d’être obliger de se créer un masque pour se soustraire au despotisme de masse ou à la tyrannie de l’opinion publique. Et que son devoir le plus présent et d’être tolérant envers celui ou celle qui vit et pense différemment.
Il n’y a pas de démocratie sans liberté, ni fraternité. Ce n’est pas parce qu’on va poser son bulletin de vote dans l’urne toutes les x années que nous sommes en démocratie.
Nous vivons actuellement dans l’ombre de la démocratie et non dans sa lumière.