La seule possibilité de donner un sens à son existence, c’est d’élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d’une relation spirituelle.
Albert Schweitzer
La crainte de Dieu, ce n’est pas la peur de Dieu, l’effroi devant un châtiment ou la menace d’une punition, au contraire c’est redouter d’être séparé de Dieu…
Vois, dit-il, la crainte de Dieu, c’est croire en la beauté du monde. Il faut y croire, afin de sentir et ensuite de connaître, se rendre capable de croire que ce qui est précieux en chaque chose est l’existence même qu’elle porte en elle. L’ultime beauté du monde est éphémère et fragile parce qu’elle est dans ton regard, non dans le monde, c’est ainsi qu’on peut craindre d’en être séparé. Dans la crainte de Dieu, il n’y a pas de place pour l’espoir ; tout est plein parce que tout est immédiat. C’est une démarche de connaissance, une démarche qui exige qu’on reçoive le monde avec humilité, avec une suprême modestie afin de laisser de la place à Dieu et non à soi. La crainte de Dieu est l’amour s’unissant à la beauté.
Dans Dieu croit-Il en Dieu de Patrick Levy