J'ai vu mon Seigneur par l'oeil du coeur.
Je dis : qui es-tu ?
Il me répondit : toi
..................................................................
Quelle terre est vide de Toi
Pour qu'on s'élance à Te chercher au ciel
Tu les vois qui te regardent au grand jour
Mais, aveugles, ils ne Te voient pas.
…………………………………………..
Je ne badine pas avec la proclamation de Son unité
Et pourtant je m'en distrais
Comment m'en distraire, comment badiner
Alors que je suis Lui en vérité ?
El Hallaj reconnaît la gravité de ce qu'il proclame mais la vérité ne peut être cachée.
J'ai renié la religion de Dieu,
Le reniement,
Est devoir pour moi, péché pour les musulmans.
El Hallaj
…………………………………………………
El Hallaj fut décapité en 922, son corps brûlé et ses cendres dispersées mais son diwan est resté. Le destin d'El Hallaj fut celui d'un martyre, ayant appelé avec ardeur la mort car par elle, enfin allait-il retrouver son Bien-aimé, son Seigneur qui s'imposa et se révéla à lui par le mystère de sa présence. Martyre, témoin et contemplatif de la Face de Dieu ; trois mots pour dire El Hallaj qui se réunissent dans la langue du Coran en un seul : La Chahada, la profession de Foi en Islam.