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  le blog soueich

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EDITORIAL, QUOTIDIEN D'ORAN

Mercredi 21 février 2007,03 safar 1428, N° 3702, Par K. Selim
LE POINT CRITIQUE: L’ultimatum du Conseil de sécurité sommant l’Iran de suspendre ses activités d’enrichissement arrive à expiration aujourd’hui. Téhéran refuse de plier et de renoncer à son droit - absolument légitime - d’acquérir la maîtrise nucléaire à des fins civiles. L’Iran est prêt à négocier mais sans condition. Mohamed El-Baradei, DG de l’AIEA, qui a rencontré Ali Laridjani, en charge du dossier nucléaire, va sûrement «constater» que l’Iran ne s’est pas plié à la résolution du Conseil de sécurité.
On s’oriente donc - à moins d’une improbable issue de dernière minute - vers une aggravation des sanctions contre l’Iran. C’est ce que veulent les Etats-Unis, au grand dam du patron de l’AIEA qui a douté publiquement de la viabilité des sanctions et a souhaité des discussions directes entre Washington et Téhéran. Il a lancé l’idée d’une pause, entraînant de manière simultanée un gel aussi bien des activités d’enrichissement nucléaire que des sanctions imposées à l’Iran, afin de créer un vrai climat de négociations.
Apparemment, c’est trop exiger d’un président américain qui s’accroche encore à une vision idéologique du monde. L’échec irakien n’amenant pas vers plus de sagesse mais à une délirante fuite en avant, on approche désormais du point critique où la diplomatie risque de céder la partie à des gesticulations plus détonantes. La tension, déjà vive dans la région, est donc montée d’un cran.
L’administration américaine est tentée par une attaque militaire contre l’Iran et les signes ne manquent pas. Le déploiement militaire US dans la région ne cesse de se renforcer depuis des semaines et un deuxième porte-avions est arrivé sur les lieux. Cet accroissement de la présence militaire s’est accompagné d’une rhétorique anti-iranienne de plus en plus musclée à Washington.
Désormais, on divulgue, à travers la BBC, les plans d’attaques contre les sites nucléaires, les installations militaires et les centres de commandement iraniens.
Graduellement, l’administration américaine est en train de refaire un mauvais remake de la démarche qui a amené à la désastreuse guerre contre l’Irak. En mesurent-ils les conséquences ? On peut en douter, au regard de la tragédie qu’ils ont provoquée en Irak et de la situation de transes dans laquelle ils ont mis la région.
Ce qui semble encourager l’administration Bush, qui a perdu le soutien de l’opinion américaine, est l’apparente «unité» du camp occidental contre l’Iran. Si la tendance militariste américaine l’emporte et qu’une agression est menée contre l’Iran, on peut s’attendre à un monde encore plus fiévreux et plus troublé.
Face à une «communauté internationale» réduite à un club de puissances occidentales qui trouve naturel de dominer le monde et d’organiser un monopole du savoir - le nucléaire en est un -, il faut redire que l’Iran est dans son droit le plus légitime. Et qu’en tant que signataire du Traité de non-prolifération, il a le droit de développer l’énergie nucléaire. Même si les dirigeants arabes adoptent un profil bas, il n’est pas possible d’occulter le fait que ce combat presque solitaire mené par l’Iran nous concerne directement.
Il est aussi le nôtre, même si personne n’ose le clamer face à l’Empire. C’est notre droit à acquérir une capacité et un savoir-faire nucléaires qui est contesté par ce «club» d’Etats ADM...
 
 
 
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