Idiar, cible
Faut-il vraiment y voir un hasard ? Il assez peu probable en effet que les ennuis du député Jean-Louis Idiart, socialiste sortant dans la 8ième circonscription, soient le fait d'une transcendance du sain esprit démocratique.
On avait narré (dans notre n° 40) comment le Syndicat Garonne et Salat (Syges) créé en 1987, avait servi à ratisser des subventions pour créer dans le Comminges une usine de ballons dirigeables appelés à transporter des maisons préfabriquées... qui n'a jamais vu le jour. Jean-Louis Idiart a repris le Syges de 1989 à 2001 et, s'il n'a pas relancé le projet du dirigeable, sa gestion reste néanmoins contestée par son successeur, Michel Cabé. Ce dernier jure qu'il a mis la, main sur une série de délibérations bidouillées et foireuses. Récemment, il a porté plainte pour « faux en écritures publiques » contre le vaillant député qui se démène tant pour le Comminges. Certains y voient un croc-en-jambe politique d'un adversaire jaloux des « multiples mandats de Jean-Louis Idiart, député, conseiller général, maire et président de nombreuses associations ». Personne pour y déceler la patte d'un ami, soucieux de remettre le Jean-Lou dans la ligne d'un parti qui vient de faire campagne pour le mandat unique.
Marcel HULOZ