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30 Novembre 2007
Rencontre avec Philippe Perrot, maire de St Gaudens, concernant le SIVOM
Le 11 octobre dernier, Philippe Perrot, Maire de Saint-Gaudens refusait de voter sa confiance au Président du SIVOM ainsi que le budget du syndicat mixte. Retour sur une double abstention remarquée avec Philippe Perrot.
PP : J'étais en désaccord avec un certain nombre de points essentiels. D'une part, une gestion que je ne puis approuver car elle fait ressortir des déséquilibres et, je dirais, des incohérences de fond. D'autre part, des projets d'extension qui me semblent prématurés et mal préparés. Les observations de la Chambre Régionale des Comptes qui viennent de nous parvenir étayent les réticences qui étaient les miennes et qui ont motivé cette abstention.
Enfin, je tenais également à marquer mon mécontentement quant à la gestion de la propreté de notre ville.
PJ : Que reprochez-vous aux comptes et à la gestion du SIVOM ?
PP : Le budget fait apparaître de graves déséquilibres. La Chambre régionale des Comptes signale qu'entre 1998 et 2004, les résultats financiers du SIVOM n'ont cessé de se dégrader du fait d'un décalage croissant entre l'évolution des recettes et des dépenses. Le SIVOM se trouve dans l'incapacité d'autofinancer le moindre de ses investissements. Le recours à l'emprunt est systématique et très excessif. La structure du budget est, me semble-t-il, plus que sujette à caution. On constate, en effet, que les activités excédentaires financent les activités déficitaires. Ces transferts entre activités excédentaires et déficitaires permettent de faire bénéficier de tarifs préférentiels certaines activités qui sont couvertes par le secteur privé, faussant ainsi les lois du marché et créant une situation de concurrence quasi déloyale. Ethiquement, cela me pose un problème.
Enfin, je constate que ce sont les mêmes délégués qui siègent à la fois au SIVOM et à la Communauté de communes et que leur conception de la gestion diffère dans chacun des deux cas. Quand il s'agit de la Communauté de Communes, profitant de la manne financière issue du produit de la Taxe Professionnelle (TP) - dont, pour mémoire, 82% provient de la ville centre, Saint-Gaudens- on prône vertueusement l'autofinancement.
Dans le cas du SIVOM, en revanche, on encourage le recours systématique à l'emprunt. Ce grand écart a de quoi étonner. D'un côté, rigueur et vertu, de l'autre, laissé- aller et inconséquence.
PP : Je ne me suis nullement opposé au principe lui-même. A mon refus de céder les 8 hectares de terrain nécessaire à cette extension, il y a deux raisons. Une première raison de type écologique. A ce jour, on ne dispose pas d'études suffisantes sur la nature des sols. Le sol doit, pour recevoir ce type de structure, être argileux. Il convient donc d'attendre des conclusions définitives sur le sujet.
D'autre part, le site de Pihourc se trouve sur la commune de Liéoux. Liéoux est entré dans une procédure de défusion, certes encore incertaine, mais qui peut aboutir. Si Liéoux se sépare de Saint-Gaudens, alors le maire de Saint-Gaudens n'a aucune raison de prendre une décision aussi importante pour Liéoux. C'est une question de cohérence et d'honnêteté.
PJ : Merci, monsieur le maire