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  le blog soueich

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Les conséquences d'une gaffe

La Syrie fait savoir qu'elle non plus ne veut plus parler à la France
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La Syrie a décidé de cesser les discussions avec la France destinées à trouver une solution à l'impasse politique au Liban, a annoncé mercredi le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem, trois jours après que le président français Nicolas Sarkozy eut annoncé la fin des contacts avec Damas.

"La Syrie a décidé d'arrêter la coopération franco-syrienne pour résoudre la crise libanaise", a annoncé le chef de la diplomatie syrienne lors d'une conférence de presse à Damas. "Il semble que les Français aient voulu nous tenir responsables de leur échec à convaincre la majorité parlementaire libanaise d'accepter un plan français" pour sortir de la crise, a-t-il affirmé.

Dimanche, au Caire, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il ne "prendrait plus de contact" avec la Syrie tant que Damas n'aurait pas "prouvé dans les faits" sa volonté d'aider le Liban à sortir de sa crise politique.

Selon Walid Moallem, la Syrie et la France étaient d'accord depuis le départ sur la nécessité que toute solution au Liban soit fondée sur un "consensus" entre les partis, pour l'élection d'un président de "consensus", la formation d'un gouvernement d'unité nationale, une nouvelle loi électorale et la neutralisation du rôle des Etats-Unis au Liban, qui a-t-il expliqué, "fait obstacle à la réconciliation nationale libanaise".

La Syrie, a ajouté le ministre, a été surprise par les déclarations de Nicolas Sarkozy "malgré les efforts que la Syrie a exercé ses dernières semaines (...) et malgré la flexibilité manifestée par l'opposition pour faciliter l'obtention d'un consensus".

Le chef de la diplomatie syrienne a ajouté que son pays s'était vu offrir des "incitations" comme une visite de Nicolas Sarkozy à Damas s'il exerçait une pression sur l'opposition libanaise pour faciliter une sortie de crise. "Mais la Syrie a refusé de faire pression sur l'opposition. Nous savons que l'opposition libanaise n'acceptera aucune pression de quiconque", a-t-il ajouté, appelant les partis libanais à reprendre le dialogue pour parvenir "à une solution de consensus, loin de toute interférence étrangère".

Le Liban est sans président depuis la fin de l'expiration du mandat du président Emile Lahoud, le 23 novembre dernier. Un accord n'a toujours pu être trouvé au sein du Parlement libanais qui doit élire son successeur. L'opposition a régulièrement boycotté les séances destinées à élire le président, empêchant d'atteindre le quorum requis.

Si l'opposition et la majorité avaient fini par se mettre d'accord pour soutenir le chef de l'armée, le général Michel Sleimane, comme président de compromis, son élection n'a toujours pu avoir lieu, notamment parce que l'opposition a posé de nouvelles conditions, dont un accord sur un gouvernement d'union qui lui donnerait un droit de veto sur les décisions importantes.
 
Jeudi 03 Janvier 2008
 
 
 
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