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  le blog soueich

Toute l'actualité du monde, de la France, du Comminges, de Soueich. Informations alternatives aux médias menteurs.

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Avoir ou être ?

Un auteur : Erich, un livre Avoir ou être, paru en 1976. Titre original : TO HAVE OR TO BE ?
Traduction française Editions Robert Laffont, S.A., Paris 1978.
Il y a donc 32 ans que ce livre a été écrit. Les événements actuels le remettent d'actualité.
Une lecture que je recommande.

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« Avoir ou être ? ». Le dilemme posé par Erich FROMM n'est pas nouveau. Mais pour l'auteur, du choix que l'humanité fera entre ces deux modes d'existence dépend sa survie même. Car notre monde est de plus en plus dominé par la passion de l'avoir, concentré sur l'acquisivité, la puissance matérielle, l'agressivité, alors que seul le sauverait le mode de l'être, fondé sur l'amour, l'accomplissement spirituel, le plaisir de partager des activités significatives et fécondes. Si l'homme ne prend pas conscience de la gravité de ce choix, il court au devant d'un désastre psychologique et écologique sans précédant....

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Si je suis ce que j'ai, et si ce que j'ai est perdu, alors qui suis-je ? Rien d'autre que le témoignage vaincu, amoindri, pathétique d'une façon erronée de vivre. Parce que je peux perdre ce que j'ai, je suis nécessairement tracassé en permanence par l'idée que je perdrai ce que je possède. J'ai peur des voleurs, des changements économiques, des révolutions, de la maladie, de la mort, et j'ai peur de l'amour, de la liberté, de mon propre développement, du changement, de l'in­connu. Ainsi, je suis perpétuellement inquiet, malade d'une hypo­chondrie chronique, en ce qui concerne non seulement la perte de ma richesse, mais aussi la perte de tout ce que j'ai ; je reste sur mes gardes, je suis dur, soupçonneux, solitaire; je me laisse mener par mon besoin d'avoir plus, pour être mieux protégé. Ibsen a donné une très belle description, dans son Peer Gynt, de cette personne centrée sur elle-même. Le héros-de ce drame n'est plein que de lui; dans son égoïsme extrême, il croit qu'il est lui-même parce qu'il est un « paquet de désirs ». A la fin de sa vie, il reconnaît que son existence structurée sur la possession des biens matériels l'a empêché d'être lui-même, qu'il est une noix vide, un homme inachevé, qui n'a jamais, été lui-même.

L'angoisse et l'insécurité engendrées par le danger de perdre ce que l'on a sont absentes dans le mode de l'être. Si je suis ce que je suis, et non ce que j'ai, personne ne peut menacer ni voler ma sécu­rité et mon sentiment d'identité. Mon centre est en moi ; ma capacité d'être et d'exprimer mes pouvoirs essentiels fait partie de ma struc­ture de caractère et dépend de moi. Cela est vrai pour un processus normal de vie et non pas, bien sûr, pour des circonstances telles que la maladie handicapante, la torture ou toute autre restriction puis­sante venant de l'extérieur.

Alors que le mode de l'avoir est fondé sur des choses qui s'amoin­drissent par l'usage, le mode de l'être grandit par la pratique. …

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Tant que les nations seront composées de gens dont la principale motivation est l'avoir » et la cupidité, elles ne peuvent éviter de se faire la guerre. Elles convoitent nécessairement ce qu'ont les autres nations et tentent d'obtenir ce qu'elles veulent par la guerre, le chantage économique ou les menaces. Elles utiliseront ces procédés à l'encontre des nations plus faibles, avant tout, et formeront des alliances dont la force totale sera supérieure à celle de la nation qu'il faut attaquer. Même si elle n'a qu'une chance modérée de vaincre, une nation fera la guerre, non parce qu'elle souffre économiquement, mais parce que le désir d'avoir davantage et de conquérir est profondément enraciné dans le caractère social.

Évidemment, il y a des périodes de paix. Mais il faut distinguer entre une paix durable et une paix qui n'est qu'un phénomène passager, un laps de temps qui permet de rassembler ses forces et de reconstruire l'industrie et l'armée ; autrement dit, entre la paix qui est un état permanent d'harmonie et de bonne intelligence, et la paix qui n'est essentiellement qu'une trêve. Les XIX et XXe siècles ont eu de ces périodes de trêve, mais ils sont caractérisés par un état de guerre chronique entre les principaux acteurs de la scène historique. La paix, en tant qu'état de relations harmonieuses et durables entre nations, n'est possible que si la structure avoir est remplacée par la structure être. L'idée que l'on peut construire la paix tout en encourageant la lutte pour la possession des biens matériels et le profit est une illusion, et dangereuse, car elle empêche les gens de se rendre compte qu'ils sont en présence d'une alternative très nette : ou bien un changement radical de leur caractère ou bien la perpétuation de la guerre. Il s'agit en vérité d'une vieille alternative; les chefs ont choisi la guerre, et les peuples ont suivi. Aujourd'hui et demain, avec l'accroissement incroyable de la puissance de destruction des nouvelles armes, l'alternative ne met plus en jeu la guerre, mais un suicide collectif.                  

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W
TOUT CE QUI A UN PRIX N'A QUE PEU DE PRIXF.NIETZSCHE 
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