Reiss: Kouchner qualifie de fariboles les accusations de l'ambassadeur iranien
25 Août 2009
Rédigé par brigitte et publié depuis
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Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a tancé, ce mardi, l'ambassadeur d'Iran à Paris qui a accusé dans une interview le journal Le Parisien, Clotilde Reiss d'avoir espionné les activités nucléaires iraniennes.
Dans un entretien publié, mardi, par ce journal, l'ambassadeur iranien, Seyed Mehdi Miraboutalebi, souligne que Clotilde Reiss avait effectué avant son séjour en Iran un stage au Commissariat à l'énergie atomique français, et rédigé un mémoire sur le nucléaire iranien.
"Pourquoi va-t-elle à Ispahan, la région où sont précisément installés nos centres d'enrichissement d'uranium ?", s'interroge-t-il, justifiant les "doutes" de Téhéran à son égard.
Il affirme qu'elle avait été surveillée constamment en Iran: "nous la surveillions dès lors qu'elle était sur le territoire iranien", dit M. Miraboutalebi. Il accuse à nouveau la France d'avoir "choisi de s'ingérer dans les affaires iraniennes immédiatement après l'élection" le 12 juin du président sortant ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
De son coté, Kouchner a qualifié toutes ces accusations de "fariboles". Il a prétendu que tout ce qu'a dit le diplomate iranien est "faux". "Arrêtez de penser que l'ambassadeur d'Iran est la justice iranienne.
Ce monsieur a parlé, il a tort de le faire d'ailleurs, parce que ce qu'il dit est faux", a déclaré avec vigueur Kouchner sur la radio Europe 1.
Il a répété "craindre" qu'il faille attendre "quelques jours voire quelques semaines" le jugement de Clotilde Reiss par la justice iranienne qui pourrait ouvrir la voie à son rapatriement en France.
La Française a été arrêtée en Iran le 1er juillet, et Paris a obtenu le 16 août sa libération sous caution pour résider à l'ambassade de France dans l'attente d'un jugement. Selon Kouchner, "le dialogue est difficile" d'une manière générale avec les Iraniens, a-t-il encore souligné.
"Nous avons essayé, bien avant les Américains dont nous approuvons d'ailleurs la politique : tendre la main est nécessaire, poursuivre le dialogue est indispensable, mais nous l'avons fait", a-t-il dit.
"Je téléphone toutes les semaines en Iran à mon homologue. Est-ce que cela sert à quelque chose ? Non, non et non", a-t-il conclu.