La fraternité, voilà la base du bonheur et de l’union sociale… L’erreur de la société à notre époque et à toutes autres d’ailleurs, c’est d’avoir négligé ce grand principe, et d’avoir voulu élever l’édifice social sur une base autre que la fraternité.
Ce qui domine actuellement se sont les idées d’égalité… Certes tous les hommes sont égaux, mais pas à la façon dont la plupart du temps on la conçoit.
L’égalité tel qu’on la rêve aujourd’hui est une fausseté et un mensonge. Si elle pouvait exister, elle serait le triomphe de l’impuissance et de la médiocrité.
La vraie égalité est la fille de la fraternité.
On parle souvent des droits de l’homme, mais bien peu de ses devoirs. Il faudrait qu’à côté du tableau des « droits » existât, pour nos écoliers, le tableau des « devoirs du citoyen ».
C’est que l’égalité entre les hommes n’est que le rapport qui existe entre le droit et le devoir, et comme ce rapport est invariable, les hommes par là même sont égaux.
Auteur inconnu