Chacun doit être attentif aux jugements qui conditionnent son action. Nous vivons un temps avancé où l’évolution se mesure à la liberté de choix et de décision accordé à chacun. Une liberté si précieuse, si elle n’est accordée, doit être exigée, voire conquise.
« La vérité vous affranchira » a dit celui que beaucoup considère comme la Lumière du monde. Quiconque laisse dépendre sa façon de penser ou d’agir de décisions extérieures, en particulier de ceux dont les raisons sont souvent loin de révéler les véritables motivations secrètes, celui-là ne peut se croire adepte de la vérité. Il n’est pas affranchi et guidé par le Soi en lui, mais au contraire, régi par la volonté, parfois les humeurs, ou les amitiés et les inimitiés d’autres auxquels il croit, à tort, devoir se soumettre. A moins qu’il n’agisse que par réflexe conditionné de soumission inconditionnelle à n’importe quelle instruction…
La liberté de conscience et d’action n’est pas une condition purement extérieure. Elle est aussi, et surtout un état intérieur. Il est aussi attristant de constater qu’un tel état est encore loin d’être le fait de tous. Pire encore : que la plupart de ceux qui n’ont pas su acquérir cette liberté, ont tendance à vouloir l’étouffer chez les autres.
Raymond Bernard